• Eléna

Ce que j'aurais aimé savoir avant de partir étudier à l'étranger

Mis à jour : 20 août 2019


Hello tout le monde, et bravo à toutes celles et ceux qui ont passé le bac. Je me souviens de ce moment comme si c’était hier. C’est aussi la concrétisation pour beaucoup, d’un départ à l’étranger dans quelque temps, après des vacances bien méritées.

Quand je suis partie, je ne savais pas à quoi allait ressembler mon université. Je partais à Lyon, et j’avais déjà visité la ville quelques années avant ça.

Je pensais que l’université allait un peu plus ressembler à mon lycée, avec une cour et des bancs pour s’assoir. Je m’attendais à des jardins et de grands arbres, et même pourquoi pas une écurie. Pas du tout haha, mon université était un bâtiment, sans cour, mais on avait la chance d’avoir un petit parc juste devant.


Je pensais aussi qu'aller à l’université revenait à faire un grand pas dans la vie d’adulte. Adieu le cartable, je prends mon ordi dans mon sac et c’est parti. Je pensais que j’allais avoir à faire à des gens très sûrs d’eux et que tout allait être très sérieux tout le temps. Mais en fait tout le monde est comme toi, surtout la première année. Personne ne sait s’il a bien choisi cette filière, ou si c’est vraiment le métier qu’il veut faire plus tard. J’ai rencontré des gens très immatures, et des gens qui se croyaient toujours au lycée.


En quittant Maurice, je croyais que c’était fini les potins, les chichis et les histoires bêtes entre les gens. Pas du tout. C’est même pire parce que souvent les gens ne se connaissent pas trop entre eux, surtout au début, donc ça parle beaucoup, de tout le monde. Mais allez, au fond de nous on aime tous être au courant des potins, je me trompe ?


Bizarrement, je pensais que ça allait être facile de se faire des amis. Hé ben je me suis prise une belle claque en arrivant. Je voyais des gens sympas tous les jours, et après ils disparaissaient. Il y avait tellement de gens que parfois je ne les croisais même pas alors qu’on avait plus ou moins les mêmes cours. Je ne sais pas si je suis la seule ou pas à penser ça, mais quand deux français se rencontrent, après 10 minutes on dirait qu’ils se connaissent depuis 10 ans. J’ai eu beaucoup de mal à me faire un groupe d’amis, mais une fois trouvés, ils ont été d’un grand réconfort. Bisous à eux s’ils passent par là !


Une fois encore, je ne sais pas si c’est arrivé qu’à moi, mais au début quand tu arrives dans ton pays d’accueil, tu es un peu dans une bulle, dépaysé avec une petite sensation de vacances prolongées malgré les cours etc. Et puis il y a l’atterrissage. Il y a un moment où tu réalises que tu es bel et bien là, pour encore plusieurs mois et que tu n’as pas trop le choix en fait. Cela peut s’accompagner d’un petit cafard, mais généralement on réalise la chance qu’on a et ça repart.


En partant, je savais que j’allais être seule face à plus de responsabilités au quotidien, mais je ne m’attendais vraiment pas à apprendre autant de choses en si peu de temps. Gérer son argent et une nouvelle monnaie, gérer des factures en passant par prendre soin de soi et penser à tout chaque jours. Il faut une bonne dose de discipline, et surtout se rappeler que c’est « une chose à la fois » quand on se sent un peu dépassé.


Je vais parler des Français parce que je suis allée en France. Et c’est un peu chacun pour sa pomme dans la rue et dans les transports en commun. Je me souviens qu’à mon arrivée j’avais les yeux levés et je souriais à ceux qui croisaient mon regard. Mais ce n’était pas toujours très apprécié des gens. Je généralise bien sûr, mais la plupart regardent leurs pieds et n’aiment pas être regardés.


En restant sur la population, j’ai eu beaucoup de mal avec l’anonymat en France. On est une goutte d’eau dans l’océan là-bas et on croise rarement les mêmes visages. Certains trouveront ça trop cool, mais personnellement je me suis senti un peu noyée et inconnue/inutile, sentiment bizarre que je ne saurais mieux expliquer.


Autre chose que j’ai remarqué et qui était assez flagrante quand j’y repense, c’est à quel point l’ambiance de la ville changeaient avec la météo. Logique vous allez me dire, quand il fait beau les gens sortent. Mais ils sont aussi visiblement tellement plus heureux quand il y a un rayon de soleil. C’est la dépression saisonnière, mais bon, tout le monde est quand même très heureux au marché de noël par -10 degrés. Pas le même feeling quand même !


Malgré tout ce à quoi il faut s’habituer, le temps passe super vite et en un claquement de doigt c’est déjà le moment de rentrer à la maison. Je pensais que jamais je ne pourrais m’habituer à vivre seule à l’étranger mais en rentrant on se rend compte qu’on a pris l’habitude de mener notre petite vie tout seul et que c’est parfois difficile de cohabiter avec sa famille. On n’est pas aussi libre qu’en France si on n’a pas son permis et une voiture, et ça peut vite devenir frustrant de dépendre des autres. Mais bon, ça reste que du bonheur d’être de retour à la maison.

Dernière chose. Je pensais que ça allait être plus facile de tout quitter pour la 2e fois, pour la 2e année d’études. Mais en fait c’est pire. C’est pire dans le sens ou on sait exactement ce qui nous attend, on sait à quelle vitesse le temps va passer, ce par quoi il faudra passer, on sait ce que c’est que l’hiver et le cafard. Mais dans un sens c’est mieux aussi car on a déjà nos marques et il n’y a pas d’atterrissage.

Voilà, c’est ce qui m’a personnellement le plus marqué de mes 3 années en France. Et c’est drôle comme quand j’étais là-bas je voulais rentrer à Maurice, et quand j’étais à Maurice je voulais retourner en France.

J’ai fait mon temps et j’avais vraiment envie de retourner sur ma petite ile, mais je serai de retour là-bas un jour c’est sûr !


Je vous donne quand même d’autres petits facts, moins important mais qui ont été remarqués quand même :


- On se rend compte qu’on était amis avec certaines personnes seulement parce qu’on les voyait tous les jours au lycée

- Il y a des boulangeries à tous les coins de rues en France

- Les « drogueries » sont des quincailleries hahaha

- Il faut aller acheter ses cigarettes dans des tabacs et pas dans les supermarchés comme ici

- Il faut faire attention aux expressions et aux tics de langage mauriciens

- Vous allez être émerveillés à chaque fois que vous allez voir quelque chose qu’il n’y a pas ici et vos amis risquent de trouver ça trop chou

- On va vous demander de répéter, beaucoup. Ou alors on va vous répondre en anglais

- Les gens vous prendront pour des Canadiens

- Ce n’est pas un cliché, les Français adorent vraiment le pain et le fromage !

- Tellement d’autres choses… dites-moi dans les commentaires


En attendant je ne peux que vous souhaiter de profiter un maximum de vos études. Ce sont vraiment de belles années.


Bonne journée à tous,

Elena


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